Archives mensuelles : mars 2013

Dégustation #1 : champagnes blanc de blancs

4722 vignerons en Champagne… ce qui signifie que je n’aurais probablement pas assez d’une vie pour déguster tout ce qu’ils produisent. A moins d’y aller par série de 100… hmmm… non plus. Pour éviter une certaine frustration, nous avons décidé, avec une amie vigneronne, d’organiser nos propres soirées dégustations, à raison d’une fois par mois sur un thème précis. 

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La première soirée était placée sous le signe du Chardonnay. Au programme : 6 champagnes sélectionnés après dégustation avec les producteurs ou sur les bons conseils de cavistes sparnaciens.

La dégustation a débuté avec le champagne Bergeronneau-Marion (Montagne de Reims) qui a surpris nos palais par sa vivacité, son acidité et sa fraîcheur appuyée par des arômes d’agrumes (citron) et des notes plus beurrées. Il a continué de nous surprendre en révélant des notes de fraise tagada après l’avoir laissé s’ouvrir.

Le blanc de blancs du Château Lourdeaux  (Epernay) s’est révélé très différent, la fermentation malolactique lui conférant des arômes plus lactés dès le premier nez. On pouvait y distinguer des notes de fruits bien mûrs, de pâtes de fruits, raisins secs, pruneaux… avec cependant une amertume qui a gêné la plupart d’entre nous.

Chez Aspasie, nous avons apprécié l’équilibre entre acidité et amertume et son faible dosage en sucre (0,8g/L), tout en présentant les arômes typiques du cépage chardonnay : fleurs blanches, agrumes et minéralité.

Moutard (Côte des Bars) avait de quoi nous séduire par sa fraîcheur et ses notes plutôt acidulées. Mais il s’est révélé un peu court en bouche et avec un léger goût de lumière. La faute à son flacon transparent.

Nous avons terminé la dégustation par deux cuvées distinctes des autres par leur vinification en fûts de chêne : la cuvée Vendémiaire de la maison Doyard et la cuvée Minéral d’Agrapart. Deux champagnes qui ont remporté tous les suffrages et nous ont permis d’achever cette soirée en beauté.

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Vinocamp : la messe du vin et des réseaux sociaux

Vinocamp Rhône

Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la cheminée de la chapelle Sixtine, les Vinocampeurs, eux, s’étaient donné rendez-vous dans la cité des Papes les 9 et 10 mars derniers. Pour cette 10ème édition de Vinocamp, plus d’une centaine de participants, avec le vin pour religion et les réseaux sociaux comme sacerdoce, se sont réunis en conclave à Avignon, dans la Maison des Vins du Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône.

Dès 10 heures, après un café et une présentation rapide des partenaires et des participants, les esprits se mettent en ébullition pour « élire » les sujets à aborder au cours des différents ateliers. Et quand enfin « habemus sujetam » tout le monde est invité à se répartir dans chacun des trois groupes de discussions.

A Vinocamp, on y parle tous en rond…

On s’installe en rond et où l’on trouve de la place car les bouchons sont fréquents à l’entrée de certains ateliers. Parmi les thèmes étudiés ce jour là : Loi Evin et médias sociaux, Google+, Médias sociaux et Interprofession, Oenotourisme, Vidéo et image… ainsi qu’un atelier d’initiation aux médias sociaux pour les plus néophytes. On discute, on débat, on pose des questions. Chacun est invité à donner son avis ou partager son expérience.

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On déguste comme ci, on déguste comme ça…

Bottleswap

Après l’effort, vient le temps du réconfort et celui du traditionnel live-tasting. Impossible de vous faire la liste des vins à déguster, elle était tout simplement gargantuesque. Tellement qu’il a fallu trouver une parade pour contenter tout le monde, à savoir le Bottleswap. La petite nouveauté du Vinocamp. Le Bottleswap permet d’échanger une bouteille avec un autre vinocampeur, de la déguster tranquillement en rentrant chez soi et d’en partager ses impressions sur les réseaux avec le hashtag #bottleswap.

Dégustation

On y danse, on y danse !

Ce qui rend Vinocamp si spécial, c’est sûrement sa capacité à être un savoureux cocktail entre travail, réflexion, découvertes oenologiques et moments plus festifs. En bons épicuriens qu’ils sont, les vinocampeurs aiment s’amuser. Les soirées sont souvent animées et les nuits plutôt courtes. Mais sur ce sujet, il m’est impossible d’en dire plus car comme le rappelle Laure Campagne sur son blog « Sweet Chronicles » les vinocampeurs respectent une sorte de pacte tacite : « tout ce qui se passe à Vinocamp, reste à Vinocamp ». A moins qu’ils n’aient laissé échapper quelques malencontreux tweets…