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Instagram : un outil indispensable dans le monde du vin

raisin instagram

C’est un fait, nous vivons dans un monde d’images. Du cliché souvenir au cliché instantané pour se rappeler le nom d’une rue ou d’une place de parking, la photo nous accompagne partout, démocratisée par l’usage des smartphones aux capteurs de plus en plus performants. Sur les réseaux sociaux, c’est aussi elle qui génère le plus d’engagement de la part des fans. En trois ans, une plateforme est devenue reine dans le partage de photos : Instagram.

L’application mobile compte 130 millions d’utilisateurs et recense près de 45 millions de photos publiées chaque jour. Très simple d’utilisation, elle est de plus en plus intégrée dans la stratégie digitale des entreprises et notamment du monde du vin.

Quel intérêt pour les marques ?

  • développer sa notoriété
  • enrichir et mettre en valeur son identité
  • créer et animer sa communauté

Que faire sur Instagram ?

  • Se raconter et montrer les coulisses de son domaine

Instagram est un excellent outil de storytelling visuel. Les photos permettent au vigneron ou à l’entreprise de raconter son histoire, son quotidien de la vigne à la cave en passant par la salle de dégustation. Un univers dans lequel l’utilisateur pourra s’immerger où qu’il se trouve.

Veuve Cliquot IG

En donnant accès aux coulisses, aux dessous d’un événement, on donne à l’utilisateur la sensation d’être privilégié et de ne pouvoir trouver ses informations nulle part ailleurs.

  • Révéler quelques secrets de fabrication
Journée de vendanges chez Champagne JM Goulard.

Journée de vendanges chez Champagne JM Goulard.

Montrer son quotidien signifie aussi partager son savoir-faire, expliquer ses techniques de vinification par exemple. Autant d’informations qui permettront au consommateur une meilleure compréhension des vins. L’arrivée de la vidéo en juin dernier permet d’autant plus de le faire.

  • Présenter ses produits de manière subtile

Impossible de parler de son quotidien sans évoquer le produit final : le vin. Mais attention :il faut le faire avec subtilité et éviter les messages commerciaux. Dîner, pique-nique ou soirée au coin du feu… chaque moment de dégustation constitue une bonne façon de mettre en scène ses bouteilles, en les accompagnant pourquoi pas de suggestions d’accords mets-vins.

  • Se servir de l’expérience consommateur

expérience consommateur

Grâce aux hashtags il est extrêmement facile de retrouver les photos de ses produits publiées par d’autres. Il est possible de republier ces photos comme le fait régulièrement le champagne Tarlant. Les « reposts » sont souvent très appréciés, tant on sait que les instagramers aiment la reconnaissance et la réciprocité.

  • Créer des liens 

Instagram est un excellent moyen de se faire connaître et de se créer une communauté rapidement. Engager la conversation y est relativement simple, et pourquoi pas avec des professionnels. Votre prochain importateur, caviste ou restaurateur se trouve peut-être parmi les 130 millions d’utilisateurs de l’application.

Quelques conseils :

  • utiliser le flux de photos Instagram pour alimenter les autres réseaux
  • choisir des hashtags pertinents pour optimiser la visibilité des l’image
  • identifier les communautés d’instagramers qui peuvent être des relais
  • utiliser des applications annexes (Snapseed ou Aviary pour retoucher vos photos, Diptic pour réaliser des mosaïques ou encore Statigram pour consulter vos statistiques et les retombées de chaque action).
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Dégustation #1 : champagnes blanc de blancs

4722 vignerons en Champagne… ce qui signifie que je n’aurais probablement pas assez d’une vie pour déguster tout ce qu’ils produisent. A moins d’y aller par série de 100… hmmm… non plus. Pour éviter une certaine frustration, nous avons décidé, avec une amie vigneronne, d’organiser nos propres soirées dégustations, à raison d’une fois par mois sur un thème précis. 

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La première soirée était placée sous le signe du Chardonnay. Au programme : 6 champagnes sélectionnés après dégustation avec les producteurs ou sur les bons conseils de cavistes sparnaciens.

La dégustation a débuté avec le champagne Bergeronneau-Marion (Montagne de Reims) qui a surpris nos palais par sa vivacité, son acidité et sa fraîcheur appuyée par des arômes d’agrumes (citron) et des notes plus beurrées. Il a continué de nous surprendre en révélant des notes de fraise tagada après l’avoir laissé s’ouvrir.

Le blanc de blancs du Château Lourdeaux  (Epernay) s’est révélé très différent, la fermentation malolactique lui conférant des arômes plus lactés dès le premier nez. On pouvait y distinguer des notes de fruits bien mûrs, de pâtes de fruits, raisins secs, pruneaux… avec cependant une amertume qui a gêné la plupart d’entre nous.

Chez Aspasie, nous avons apprécié l’équilibre entre acidité et amertume et son faible dosage en sucre (0,8g/L), tout en présentant les arômes typiques du cépage chardonnay : fleurs blanches, agrumes et minéralité.

Moutard (Côte des Bars) avait de quoi nous séduire par sa fraîcheur et ses notes plutôt acidulées. Mais il s’est révélé un peu court en bouche et avec un léger goût de lumière. La faute à son flacon transparent.

Nous avons terminé la dégustation par deux cuvées distinctes des autres par leur vinification en fûts de chêne : la cuvée Vendémiaire de la maison Doyard et la cuvée Minéral d’Agrapart. Deux champagnes qui ont remporté tous les suffrages et nous ont permis d’achever cette soirée en beauté.

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Vinocamp : la messe du vin et des réseaux sociaux

Vinocamp Rhône

Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la cheminée de la chapelle Sixtine, les Vinocampeurs, eux, s’étaient donné rendez-vous dans la cité des Papes les 9 et 10 mars derniers. Pour cette 10ème édition de Vinocamp, plus d’une centaine de participants, avec le vin pour religion et les réseaux sociaux comme sacerdoce, se sont réunis en conclave à Avignon, dans la Maison des Vins du Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône.

Dès 10 heures, après un café et une présentation rapide des partenaires et des participants, les esprits se mettent en ébullition pour « élire » les sujets à aborder au cours des différents ateliers. Et quand enfin « habemus sujetam » tout le monde est invité à se répartir dans chacun des trois groupes de discussions.

A Vinocamp, on y parle tous en rond…

On s’installe en rond et où l’on trouve de la place car les bouchons sont fréquents à l’entrée de certains ateliers. Parmi les thèmes étudiés ce jour là : Loi Evin et médias sociaux, Google+, Médias sociaux et Interprofession, Oenotourisme, Vidéo et image… ainsi qu’un atelier d’initiation aux médias sociaux pour les plus néophytes. On discute, on débat, on pose des questions. Chacun est invité à donner son avis ou partager son expérience.

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On déguste comme ci, on déguste comme ça…

Bottleswap

Après l’effort, vient le temps du réconfort et celui du traditionnel live-tasting. Impossible de vous faire la liste des vins à déguster, elle était tout simplement gargantuesque. Tellement qu’il a fallu trouver une parade pour contenter tout le monde, à savoir le Bottleswap. La petite nouveauté du Vinocamp. Le Bottleswap permet d’échanger une bouteille avec un autre vinocampeur, de la déguster tranquillement en rentrant chez soi et d’en partager ses impressions sur les réseaux avec le hashtag #bottleswap.

Dégustation

On y danse, on y danse !

Ce qui rend Vinocamp si spécial, c’est sûrement sa capacité à être un savoureux cocktail entre travail, réflexion, découvertes oenologiques et moments plus festifs. En bons épicuriens qu’ils sont, les vinocampeurs aiment s’amuser. Les soirées sont souvent animées et les nuits plutôt courtes. Mais sur ce sujet, il m’est impossible d’en dire plus car comme le rappelle Laure Campagne sur son blog « Sweet Chronicles » les vinocampeurs respectent une sorte de pacte tacite : « tout ce qui se passe à Vinocamp, reste à Vinocamp ». A moins qu’ils n’aient laissé échapper quelques malencontreux tweets…